Hissez le pavillon noir - Cerise

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Hissez le pavillon noir - Cerise

Message par Cerise le Sam 22 Oct - 14:50

Hop là, j'inaugure donc la section avec ma participation au programme "Hissez le pavillon noir" du mois de juillet.
J'ai donc choisi le scénario 1 pour le plan, ce qui donne ceci :


Et j'ai décidé de rester dans le même univers pour la rédaction en y ajoutant ce pitch :

L'amour de votre vie vous a été enlevé par les hommes de main du plus terrible des pirates. A sa recherche, vous pénétrez dans une mer froide ou le brouillard ne se lève jamais. On imagine ce territoire comme un cimetière de bateaux.
Ce qui donne le texte qui suit :

« Capitaine, le cap est maintenu, vous devriez descendre de là. Vous allez attraper la mort. »

Emilie, imperturbable, garda son regard fixé sur l'horizon. Le brouillard dont on leur avait parlé dans le dernier port visité leur barrait enfin la vue, annonçant qu'ils approchaient de leur destination. Enfin, après avoir navigué sur toutes les mers connues et perdu la moitié de son équipage, ils arrivaient au repère de Black Jack.

« Je n'ai pas froid, Bertha, merci, » répondit-elle d'une voix grise à sa seconde.

Leur périple les avaient amené au-delà de l'Islande, mais la flamme qui brûlait en elle suffisait à éloigner le froid mordant de ces contrées sauvages. La flamme qui la maintenait éveillée la nuit et la consumait, brillant du même éclat dans son cœur, ses yeux et ses cheveux, si bien que tous en était venu à la surnommer « Red ». Mais pour Bertha, elle serait toujours la petite Emilie qui s'était mariée, peut-être un peu jeune, au matelot du village. La seconde posa une main pressante sur son épaule et insista :

« Froid ou pas, tu devrais descendre. L'équipage te réclame. »

Avec un soupir, Emilie lui confia la barre et descendit dans les cales. Elle savait déjà quel discours lui tiendrait ses femmes d'équipage. Cette fois, elle leur donnerait raison ; elle ne les retiendrait pas. Elle les avait maintenu éloignées de leurs maris trop longtemps. A présent qu'elle touchait au but, elle avait décidé qu'elle finirait son périple seule. Elle retrouverait son propre mari, ou tuerait son meurtrier, ou mourrerais en essayant.

Dans la cale, un brouhaha sans nom l'accueillit.

« Des températures pareilles, c'est pas humain !

— Et on a presque plus de provisions, si on ne fait pas demi-tour maintenant, on mourrera de faim avant le prochain port !

— Il n'y a rien dans la direction où l'on va, si l'on ne prend pas vite la bonne décision, on sera dans l'impasse ! »

Emilie leva les mains pour apaiser son équipage, qui finit par se taire pour écouter leur capitaine. Au fil des années, elle avait rarement fait preuve de déraison, et les femmes de son village natal qui avaient acceptées de l'accompagner avaient vite appris à la respecter.

« Mesdames, j'entends bien vos plaintes. La décision dont vous parlez est déjà prise. »

L'équipage se tut. Les mines s'étaient assombries. Toutes savaient que leur dévotion à leur capitaine était telle qu'elle la suivrait jusque dans la mort, mais elle leur faisait également confiance pour ne pas les mener à leur perte. Emilie savait cela.

« Notre voyage ensemble arrive à son terme. Je vous ai imposé ma quête trop longtemps. »

Soudain, une terrible secousse ébranla leur navire, qui s'immobilisa. La plupart des jeunes femmes étaient tombées à la renverse, mais Emilie, qui s'attendait au choc, était restée droite.

« Ceci est le signal de mon départ. »

La porte qui les séparait du pont s'ouvrit et Bertha passa sa tête dans l'ouverture.

« Capitaine, nous venons de heurter la glace ! »

Avec un sourire, Emilie reprit son discours.

« Nous avons atteint la mer de givre, où se trouve le repère de Black Jack. Je continuerais seule, à pied, à partir de là. Bertha prend les commandes pour vous ramener à bon port.

— Mais vous, comment rentrerez-vous ? »

Un sourire carnassier étira les lèvres de Red Emilie.

« Ne vous ai-je pas dit que je tuerai Black Jack de mes mains ? Je volerais son navire.

— C'est de la folie ! On est même pas sûres que les informations que vous détenez soient exactes…

— Tout se recoupe. Vous l'avez dit vous-même, il n'y a pas d'alternative. Vous rentrez tant qu'il vous reste assez de rations pour rejoindre l'Islande, je continue seule. »

Sur ces mots, sans prêter attention à leurs protestations, elle tourna les talons et partit en direction de sa cabine récupérer le paquetage qu'elle tenait prêt depuis leur départ du dernier port. Puis, sans un regard en arrière, elle se saisit d'une des cordes qui leur servait à l'abordage des navires ennemis et, d'un bond, disparu aux yeux de son équipage, avalée par la brume.


Voilà, je n'ai pas eu le temps de faire de corrections dessus, je suis preneuse de tous avis et toutes remarques =) Lâchez-vous !
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